Grève étudiante – la CLASSE répond à l’ultimatum de la ministre de l’Éducation: « un manque de respect pour les étudiants et les étudiantes »

MONTRÉAL, le 18 avril 2012 /CNW Telbec/ – Malgré l’ultimatum posé par le ministre Beauchamp ce matin, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) maintient sa position concernant les événements des derniers jours. « Il y a deux semaines, Madame Beauchamp ordonnait au mouvement étudiant de reprendre des votes de grève suite à sa bonification des prêts étudiants. Aujourd’hui, elle demande aux porte-paroles étudiants de prendre position en 24 heures, alors que nous sommes en grève depuis neuf semaines, et sans consulter les dizaines de milliers de personnes en grève. La ministre est inconséquente et manque de respect pour les grévistes et la démocratie étudiante. » déclare Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

La CLASSE dénonce également ce qu’elle considère comme un dérapage du débat. « Le débat sur la hausse des frais de scolarité est un débat de société fondamental et il est en train de déraper vers un débat sémantique et superficiel. Au lieu de faire diversion en montant en épingle quelques actions individuelles, pourquoi madame Beauchamp ne prend-t-elle pas ses responsabilités en ouvrant un dialogue honnête et constructif avec le mouvement étudiant? » poursuit Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

« Lorsqu’un manifestant a perdu un œil au mois de mars, a-t-on entendu la ministre dénoncer la violence policière? Lorsque deux journalistes ont été arrêtés arbitrairement, a-t-on entendu le premier ministre le dénoncer? Alors qu’en ce moment même les étudiants et les étudiantes de l’Université du Québec en Outaouais et de l’Université de Montréal sont intimidés et violentés, entend-t-on la ministre dénoncer ces actes? Absolument pas. Pourquoi alors s’acharner sur les associations étudiantes pour qu’elles dénoncent symboliquement des actions avec lesquelles elles n’ont rien à voir? » conclut Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE.

La CLASSE réaffirme sa volonté de poursuivre la mobilisation. Demain, des dizaines de grévistes de Montréal iront prêter main forte aux étudiants et étudiantes de l’Université du Québec en Ouataouais. Les porte-paroles de la CLASSE tiendront un point de presse sur les lieux. Vendredi, la CLASSE organise une manifestation dans le cadre du « Salon Plan Nord », afin de dénoncer les priorités budgétaires des libéraux. Samedi, les associations étudiantes de la Coalition se réuniront en Congrès au Cégep de Maisonneuve et se joindront le lendemain à la mobilisation du Jour de la Terre.

Fondée par l’ASSÉ en décembre dernier dans le contexte de la hausse des frais de scolarité, la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) est une coalition nationale d’associations étudiantes représentant actuellement la majorité des grévistes. Elle rassemble présentement près de 100 000 membres dans les cégeps et universités du Québec.

Grève étudiante: la CLASSE exige de faire partie des discussions

MONTRÉAL, le 16 avril 2012 /CNW Telbec/ – La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) exige à la ministre Beauchamp d’être partie prenante d’éventuelles discussions sur la gestion des universités, à l’instar des autres organisations étudiantes. « Comment la ministre ose-t-elle exclure du dialogue l’organisation principale de la grève étudiante? Le conflit ne se règlera pas si la CLASSE ne fait pas partie de la solution. En nous excluant, la ministre refuse de dialoguer avec près de la moitié des grévistes » déclare Gabriel Nadeau-Dubois, rappelant que la CLASSE regroupe actuellement 47% des grévistes, ce qui en fait le plus grand regroupement d’étudiants et d’étudiantes en grève au Québec. La CLASSE rappelle aussi que la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) a aussi des associations étudiantes en grève.

La Coalition incite vivement les deux fédérations étudiantes à respecter leur engagement pris publiquement la semaine dernière à l’effet de ne pas négocier en l’absence des autres organisations étudiantes nationales en grève. «Le mouvement étudiant doit absolument rester solidaire dans le processus de négociation et les fédérations étudiantes doivent refuser d’y participer si l’ensemble des organisations étudiantes n’y sont pas représentées. Ce n’est pas pour rien qu’un appel à la solidarité a eu lieu. C’est en se présentant ensemble devant la ministre que le mouvement étudiant maximise ses chances de victoire» poursuit Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE.

Pour ces raisons, les associations membres de la Coalition, réunies hier au Cégep de Drummondville, ont résolu d’exiger de la ministre qu’elle les inclue dans le processus de négociation, afin de permettre à la CLASSE de mettre de l’avant ses propositions concrètes pour mettre un frein à la dérive des universités québécoises. « Nous sommes ouverts au dialogue. Nous avons une foule de mesures concrètes à proposer afin de remettre nos universités sur la bonne voie. » poursuit Jeanne Reynolds.

La Coalition rappelle également que la hausse des frais de scolarité sera abordée par la CLASSE lors d’éventuelles discussions. « Madame Beauchamp justifie la hausse des frais de scolarité depuis des mois en fonction de calculs proposés par les gestionnaires des universités. Hier, en proposant de discuter avec le mouvement étudiant de la mauvaise gestion des universités, elle admet que les pratiques de ces gestionnaires sont problématiques. Si les chiffres sur le sous-financement perdent leur crédibilité, pourquoi la ministre refuse-t-elle de remettre en question la hausse des frais de scolarité? » conclut Gabriel Nadeau-Dubois.

La Coalition annonce également une série d’actions visant à maintenir la pression sur le gouvernement Charest. Dès ce vendredi, les étudiants et les étudiantes manifesteront dans le cadre du « Salon Plan Nord » sous le thème « Non à la gratuité minière, oui à la gratuité scolaire! ». Le dimanche suivant, les étudiantes et les étudiants se donnent rendez-vous au Square-Émilie Gamelin à 13h, afin de former un contingent étudiant qui se rendra à la Place des festivals dans le cadre de la mobilisation pour le Jour de la terre et le bien commun.

Fondée par l’ASSÉ en décembre dernier dans le contexte de la hausse des frais de scolarité, la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) est une coalition nationale d’associations étudiantes représentant actuellement la majorité des grévistes Elle rassemble présentement près de 100 000 membres dans les cégeps et universités du Québec.
Renseignements :

Renaud Poirier St-Pierre, attachée de presse :514-835-9780
Courriel : communication@asse-solidarite.qc.ca
Site web: www.bloquonslahausse.com

Historique des discussions avec le gouvernement

Dimanche: La ministre Line Beauchamps annonce la tenue d’une table de négociation afin de discuter de la gestion des université. Elle prétend ainsi répondre à une revendication de la FEUQ. Elle annonce aussi que La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) pourront sièger à cette table. Par contre, la ministre exclut toute possibilité de dialogue avec la CLASSE, affirmant que la Coalition refuse de condamner la violence et qu’elle n’a aucune position sur la gestion universitaire.

http://www.ledevoir.com/societe/education/347526/greve-des-etudiants-un-petit-pas-de-line-beauchamp

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) en instance téléphonique adopte cette position:

Lundi: La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) exige de la ministre Beauchamp d’être partie prenante d’éventuelles discussions sur la gestion des universités, à l’instar des autres organisations étudiantes. De plus, La Coalition incite vivement les deux fédérations étudiantes à respecter leur engagement pris publiquement la semaine d’avant à l’effet de ne pas négocier en l’absence des autres organisations étudiantes nationales en grève. La dossocie des actions qualifié de « violentes », rappelant qu’il n’a jamais appelée à ce type d’action. Elle rappelle aussi que les fédérations étudiantes n’ont jamais condamné la violence et qu’il s’agit donc d’un prétexte pour la ministre pour exclure la CLASSE de la table de négociation.

http://www.newswire.ca/fr/story/955681/greve-etudiante-la-classe-exige-de-faire-partie-des-discussions

Jean Charest demande à la CLASSE de condamner fermement la violence afin de pouvoir avoir sa place dans la discussion sur la gestion universitaire.

http://www.ledevoir.com/societe/education/347530/la-classe-est-prete-a-discuter-de-la-gestion-des-universites-avec-beauchamp

Mardi: La FEUQ exige la présence de la CLASSE au table de négociation

Mercredi: La ministre demande à l’ensemble des associations de condamner fermement la violence, l’intimidation et le vandalisme afin de pouvoir ouvrir un dialogue. Elle donne un délais de 24h aux organisations nationales étudiantes. La FECQ et la FEUQ le fera. La CLASSE refuse. Elle demande alors à la ministre de respecter la démocratie étudiante et demande à la ministre de cesser de vouloir faire dévier le débat sur la hausse vers un débat sémantique sur la violence.

Communiqué de la CLASSE:

http://www.newswire.ca/fr/story/957367/greve-etudiante-la-classe-repond-a-l-ultimatum-de-la-ministre-de-l-education-un-manque-de-respect-pour-les-etudiants-et-les-etudiantes

Communiqué de la FECQ: http://www.newswire.ca/fr/story/957603/la-fecq-denonce-les-gestes-de-violence-tant-du-cote-des-forces-policieres-que-des-etudiants

Communiqué de la FEUQ: http://www.newswire.ca/fr/story/957323/la-feuq-denonce-condamne-et-demande-a-la-ministre-d-en-faire-autant

Jeudi: La ministre affirme être prête à rencontrer les fédérations étudiantes dès vendredi. Les FEUQ décide d’attendre la décision du congrès de la CLASSE sur la violence avant de s’asseoir avec la ministre.La FECQ se dit prêt à recontrer la ministre dès le lendemain, mais décide de changer sa position.